Test du Beurer EM 59 Heat : la chaleur intégrée à l’épreuve d’une épaule douloureuse
Un électrostimulateur puissant, une vraie fonction chauffante et quatre modes réunis dans un seul appareil : nous avons testé le Beurer EM 59 Heat pour voir ce qu’il apporte réellement face à un TENS classique.
Le Beurer EM 59 Heat part d’une idée assez simple : réunir dans un même appareil la stimulation TENS contre la douleur, l’EMS pour solliciter les muscles, plusieurs programmes de massage et surtout une fonction chauffante directement intégrée aux électrodes. C’est précisément cette dernière qui nous intéressait ici. Jusqu’alors, pour soulager une épaule douloureuse, il fallait alterner l’électrostimulation et une poche de gel passée au chaud. Avec l’EM 59, les deux peuvent fonctionner ensemble.
L’appareil avait été acheté environ 84 euros au moment de cet essai, soit sensiblement plus cher qu’un électrostimulateur TENS/EMS plus simple. Son tarif a depuis baissé : on le trouve aujourd’hui autour de 70 euros, contre environ 45 euros pour le Beurer EM 49 dépourvu de fonction chauffante.
Après la première séance, une chose ne fait guère de doute : le Beurer EM 59 ne manque pas de puissance. En augmentant trop rapidement l’intensité autour de l’épaule, les contractions deviennent suffisamment fortes pour lever le bras et contracter visiblement le trapèze. La chauffe est également bien perceptible. Reste une question plus importante : cela en fait-il réellement un appareil intéressant pour une tendinite, ou simplement un électrostimulateur agréable à utiliser ?
Qu’est-ce que le Beurer EM 59 Heat apporte de plus qu’un TENS classique ?
La grande différence tient à la possibilité d’ajouter de la chaleur pendant l’électrostimulation, sans devoir utiliser séparément une bouillotte ou une poche de gel. Le Beurer EM 59 combine en réalité quatre usages : TENS, EMS, massage et chaleur. Cette dernière peut être utilisée seule ou simultanément avec les autres programmes.
Le TENS agit avant tout sur la perception de la douleur en stimulant électriquement les nerfs à travers la peau. L’EMS cherche au contraire à provoquer une contraction musculaire. Il suffit d’essayer quelques secondes un programme relativement énergique pour comprendre que la différence n’est pas théorique : avec l’EMS et une intensité suffisante, le muscle travaille réellement.
Le mode massage repose toujours sur cette stimulation électrique, mais avec des séquences d’impulsions conçues pour donner une sensation moins proche d’un entraînement musculaire. Il ne faut évidemment pas s’attendre au pétrissage mécanique d’un masseur, mais cela offre des programmes plus doux pour les moments où l’objectif est simplement de détendre une zone.
Enfin, la chaleur constitue le véritable supplément de l’EM 59 par rapport à l’EM 49. Beurer prévoit deux niveaux, avec environ 41 °C en mode Low et 43 °C en mode High. Elle est diffusée au niveau des quatre coussinets et peut fonctionner indépendamment de la stimulation.
Que trouve-t-on dans la boîte ?
L’ensemble est assez simple : l’appareil, quatre électrodes, leurs coussinets en gel, le câble de raccordement et un clip ceinture. Le boîtier lui-même reste compact et son apparence rappelle davantage un petit appareil de mesure médical qu’un accessoire de fitness.
Les électrodes demandent une petite préparation lors de la première utilisation. Chaque support reçoit son coussinet de gel autocollant : on retire le premier film protecteur, on applique soigneusement le gel sur l’électrode, puis on enlève l’autre protection avant de la poser sur la peau.
C’est simple une fois que l’on a compris le principe, mais il faut distinguer l’électrode elle-même du coussinet de gel. C’est bien ce dernier qui constitue le consommable. Il n’est donc pas nécessaire de racheter systématiquement l’ensemble de l’électrode lorsque l’adhésif est usé. Beurer vend d’ailleurs séparément des kits de huit coussinets de gel pour l’EM 59 et l’EM 89.
Les coussinets de gel durent-ils longtemps ?
Il faut les considérer comme un consommable, et c’est probablement l’un des principaux coûts cachés de l’EM 59. Lors de notre achat, un lot supplémentaire de huit coussinets avait coûté environ 11 euros. Ce n’est pas énorme ponctuellement, mais leur remplacement finit par compter en cas d’utilisation très régulière.
Beurer recommande de les remplacer au plus tard après 20 utilisations, ou plus tôt s’ils n’adhèrent plus correctement. Le fabricant conseille également de les nettoyer délicatement avec un chiffon non pelucheux humide et de les remettre sur leur film protecteur après chaque séance.
Coût d’un lot de huit coussinets environ 11 euros
Remplacement recommandé au plus tard après 20 utilisations
Entretien chiffon non pelucheux humide, remis sur son film protecteur après chaque séance
Ce point ressort également des retours d’utilisateurs. Certains arrivent à conserver les pads assez longtemps, alors que d’autres se plaignent d’une perte d’adhérence beaucoup plus rapide. C’est d’ailleurs l’un des reproches les plus récurrents dans les avis clients.
Est-il facile de trouver le bon programme ?
C’est probablement l’aspect le moins intuitif du Beurer EM 59 : on choisit des numéros de programme plutôt qu’une interface qui demanderait simplement quelle partie du corps fait mal.
Pour notre douleur à l’épaule, il a donc fallu ouvrir le mode d’emploi et rechercher la ligne correspondante. Le programme TENS numéro 5 est justement prévu pour les douleurs aux épaules, avec une séance de 30 minutes et plusieurs schémas possibles de placement des électrodes.
L’écran affiche heureusement les positions recommandées des électrodes, ce qui aide une fois le programme choisi. Mais quand la douleur est très localisée, comme ici près de l’insertion du biceps à l’avant de l’épaule, les dessins du manuel ne répondent pas forcément immédiatement à la question que l’on se pose : faut-il poser une électrode exactement sur le point douloureux, autour de celui-ci ou plutôt suivre le trajet du muscle ?
C’est justement dans cette situation que le système montre sa limite. Il offre énormément de possibilités, mais il demande davantage de lecture qu’un appareil guidant l’utilisateur par zone anatomique.
La documentation Beurer n’est d’ailleurs pas totalement limpide sur le nombre de programmes. La fiche produit parle de 64 applications préprogrammées et de six programmes TENS/EMS personnalisables, alors que le manuel détaille davantage d’entrées selon le mode de comptage. Cela semble davantage relever d’une différence de présentation de la documentation que d’une transformation fondamentale de l’appareil.
Dans tous les cas, il y en a largement assez. Le problème n’est pas le manque de choix, mais plutôt de retrouver rapidement celui dont on a besoin.
Est-il réellement puissant ?
Oui, et notre première séance l’a démontré de manière assez spectaculaire. Une fois les quatre électrodes installées autour de l’épaule et le programme lancé, les premières impulsions restent relativement discrètes. En augmentant l’intensité, la sensation change rapidement.
À un niveau suffisamment élevé, le bras commence à bouger sans intervention volontaire. L’épaule se soulève, le trapèze se contracte visiblement et le muscle forme une véritable bosse sous la peau. Ce n’est plus un petit picotement vaguement perceptible : l’électrostimulation provoque réellement la contraction musculaire.
Cela confirme surtout qu’il est inutile de chercher une intensité maximale. Le manuel prévoit 50 niveaux, mais le meilleur réglage n’est absolument pas le plus élevé que l’on puisse supporter. La stimulation doit être augmentée progressivement en fonction du programme et de l’objectif recherché.
Notre premier réflexe a été d’augmenter assez franchement pour voir ce que l’appareil avait dans le ventre. Le résultat prête presque à sourire lorsque le bras commence à vivre sa propre vie, mais ce n’est pas la manière dont nous conseillerions de l’utiliser quotidiennement. Le fait qu’un muscle se contracte extrêmement fort ne signifie pas que le traitement sera plus efficace.
Le placement des électrodes change-t-il vraiment le résultat ?
Énormément. Quelques centimètres peuvent suffire à stimuler un autre muscle et à transformer complètement la sensation. Nous cherchions principalement à travailler autour de la partie antérieure de l’épaule. Avec un placement légèrement différent, c’est finalement le trapèze qui réagissait le plus fortement.
C’est un détail important, car l’EM 59 est suffisamment puissant pour rendre un placement approximatif très évident. Sur une faible intensité, une électrode mal positionnée peut simplement donner une sensation différente. En montant la puissance, elle peut provoquer une contraction assez forte d’un muscle que l’on ne cherchait pas particulièrement à stimuler.
Le manuel doit donc réellement servir au début. Il rappelle par ailleurs que l’intensité revient à zéro au démarrage d’une séance, ce qui permet justement de l’augmenter progressivement après avoir vérifié que les électrodes sont correctement placées.
La fonction chauffante fait-elle vraiment une différence ?
Oui, et c’est finalement la fonction qui justifie le mieux l’EM 59 face à un électrostimulateur moins cher. La chaleur est suffisamment perceptible pour ne pas avoir l’impression d’une fonction ajoutée uniquement sur la fiche technique.
Dans notre cas, elle remplaçait surtout la poche de gel qu’il fallait auparavant chauffer séparément. Avec l’EM 59, les électrodes sont déjà en place : une pression active la première température, une seconde passe au niveau supérieur et une troisième coupe la chauffe. On peut ainsi continuer la stimulation pendant que la zone se réchauffe.
Le niveau le plus élevé chauffe franchement. Nous n’avons pas mesuré nous-mêmes la température, mais la valeur officielle de 43 °C correspond bien à cette sensation de chaleur nette sans donner l’impression d’utiliser une véritable bouillotte très chaude. Le premier niveau est donné pour 41 °C.
Pour une utilisation de détente musculaire, c’est agréable. Pour quelqu’un qui alterne déjà régulièrement électrostimulation et chaleur, c’est surtout beaucoup plus pratique : on évite de préparer deux accessoires et de refaire complètement l’installation entre les deux.
Peut-on utiliser la chaleur sans TENS ou EMS ?
Oui, et c’est une possibilité intéressante lorsque l’on veut simplement chauffer localement une zone. La fonction peut être utilisée seule, sans impulsions électriques, ou ajoutée à un programme TENS, EMS ou massage.
C’est aussi ce qui évite de réduire l’EM 59 à un simple EM 49 auquel Beurer aurait ajouté un bouton. Les électrodes deviennent ici à la fois le point de contact électrique et la surface chauffante.
Il faut néanmoins garder les bonnes proportions : quatre petits pads chauffants ne remplacent pas une grande compresse ou une bouillotte lorsque l’on cherche à réchauffer toute une zone du dos. La chauffe est beaucoup plus localisée.
Peut-on traiter deux jambes en même temps ?
Oui, dans une certaine mesure : l’EM 59 possède deux canaux indépendants et chacun peut piloter une paire d’électrodes. Il est donc techniquement possible de travailler sur deux zones corporelles simultanément et de régler séparément l’intensité des deux canaux.
La confusion vient surtout du fait qu’avec seulement quatre électrodes, on ne dispose que de deux paires. Si l’on veut entourer confortablement une zone avec quatre électrodes, tout le matériel est déjà utilisé. Pour effectuer un travail bilatéral plus étendu sur les deux jambes, par exemple, l’EM 59 devient donc rapidement limité.
C’est l’une des différences importantes avec le Beurer EM 89 Heat, placé au-dessus dans la gamme : celui-ci monte à huit électrodes et quatre canaux indépendants. Il permet donc de couvrir beaucoup plus facilement deux grandes zones simultanément, mais coûte aussi nettement plus cher.
Pour une épaule, un genou, un bras ou une zone localisée, les quatre électrodes de l’EM 59 suffisent largement. Pour qui veut multiplier les zones simultanées, elles deviennent davantage une contrainte.
Le Beurer EM 59 peut-il réellement soigner une tendinite ?
Il faut être beaucoup plus prudent sur ce point : l’EM 59 peut être utilisé pour soulager une douleur ou détendre et stimuler des muscles, mais rien ne permet d’affirmer qu’il répare directement un tendon ou guérit à lui seul une tendinopathie.
C’est une nuance importante par rapport à ce que l’on pourrait facilement conclure après avoir senti la zone chauffer et les muscles se contracter. Une meilleure sensation après une séance n’équivaut pas à une accélération démontrée de la réparation du tendon.
Pour les tendinopathies, la rééducation active avec exercices de contrôle moteur et de renforcement reste généralement au cœur de la prise en charge. Le TENS peut être utilisé pour tenter d’agir sur la douleur, mais les données disponibles ne permettent pas de le considérer comme un traitement capable de guérir directement le tendon.
Nous considérerions donc l’EM 59 comme un outil complémentaire : TENS lorsque l’objectif est d’essayer de calmer la douleur, chaleur pour le confort et la détente, EMS dans les situations où une stimulation musculaire est pertinente. Pour la guérison d’une tendinopathie, il ne remplace ni le diagnostic ni une rééducation correctement adaptée.
L’EMS peut-il réellement renforcer les muscles ?
L’EM 59 provoque sans difficulté de vraies contractions musculaires, mais cela ne transforme pas l’appareil en substitut à l’entraînement. Notre essai sur l’épaule ne laisse aucun doute sur sa capacité à recruter un muscle : à forte intensité, les contractions sont visibles et le mouvement du bras devient impossible à ignorer.
Cela peut avoir un intérêt dans certains programmes de stimulation ou de récupération. Mais l’électrostimulation musculaire vient en complément d’un entraînement classique et ne le remplace pas.
Autrement dit, faire trembler très fort ses abdominaux devant la télévision n’offre pas automatiquement l’équivalent d’une séance de renforcement correctement réalisée. L’EMS constitue ici une fonction supplémentaire intéressante ; elle n’est pas une méthode miracle pour développer de la masse musculaire sans effort.
L’autonomie est-elle suffisante ?
L’utilisation sur batterie est beaucoup plus pratique qu’un appareil dépendant de piles ou d’une prise secteur. Le EM 59 est rechargeable et peut donc être utilisé avec le boîtier fixé au vêtement à l’aide du clip fourni.
La documentation Beurer mentionne une batterie lithium-ion de 2 000 mAh, une durée de séance réglable de 5 à 100 minutes et l’impossibilité d’utiliser l’appareil pendant sa recharge. Une première charge d’au moins quatre heures est recommandée.
Nous n’avons pas effectué de protocole d’autonomie chronométré pendant cet essai, donc inutile d’inventer un nombre de séances. À l’usage, le format rechargeable est surtout nettement plus agréable que de devoir conserver des piles de rechange pour un appareil que l’on peut être amené à utiliser régulièrement.
Quels sont les principaux défauts du Beurer EM 59 Heat ?
Son principal défaut n’est pas son efficacité à produire des impulsions, mais tout ce qui entoure leur utilisation. La sélection des programmes par numéro oblige d’abord à conserver le manuel à proximité jusqu’à ce que l’on ait mémorisé ses réglages habituels. Une interface demandant directement « épaule », « genou », « dos » ou « récupération musculaire » aurait été beaucoup plus immédiate.
Le second concerne les coussinets de gel. Ils fonctionnent bien lorsqu’ils sont neufs, se remplacent sans changer toute l’électrode et sont simples à poser. Mais ils restent consommables, avec un remplacement préconisé au plus tard après 20 utilisations. Les témoignages utilisateurs confirment que leur longévité peut constituer un irritant lorsque l’appareil est utilisé presque quotidiennement.
Enfin, quatre électrodes et deux canaux sont suffisants pour une utilisation localisée, mais moins adaptés à quelqu’un qui voudrait travailler simultanément sur de grandes surfaces. Ce n’est pas une anomalie pour ce niveau de prix, mais c’est précisément ce qui sépare l’EM 59 du plus gros EM 89 Heat à huit électrodes.
Les plus
- Électrostimulation réellement puissante
- Fonction chauffante vraiment perceptible
- TENS, EMS, massage et chaleur réunis
- Chaleur utilisable seule ou avec la stimulation
- Deux intensités réglables indépendamment
- Batterie rechargeable
- Pads de gel remplaçables sans jeter l’électrode
- Prix devenu plus intéressant
Les moins
- Programmes par numéros peu intuitifs au départ
- Manuel presque indispensable pour les premières séances
- Coussinets de gel à remplacer régulièrement
- Seulement quatre électrodes et deux canaux
- Placement des électrodes demandant un peu d’apprentissage
- Ne doit pas être considéré comme un traitement suffisant d’une tendinopathie
Quelles précautions faut-il prendre ?
Il ne faut surtout pas commencer directement avec une forte intensité. Notre essai l’illustre bien : l’EM 59 est capable de provoquer des contractions musculaires très importantes. Il vaut mieux positionner les électrodes, démarrer à zéro puis augmenter doucement jusqu’au niveau réellement utile.
Comme tout électrostimulateur médical, il possède aussi de vraies contre-indications. Beurer déconseille notamment son utilisation avec un stimulateur cardiaque ou certains implants, pendant la grossesse, en cas de certains troubles cardiaques ou d’épilepsie, et interdit certains placements notamment à proximité du cœur ou de la carotide. Une douleur inexpliquée ou persistante justifie également un avis médical.
Ce ne sont pas de simples mentions à ignorer parce que l’appareil est vendu librement. Avec une électrostimulation suffisamment forte pour déplacer le bras, le placement et l’intensité comptent réellement.
Caractéristiques du Beurer EM 59 Heat
| Caractéristique | Beurer EM 59 Heat |
|---|---|
| Fonctions et affichage | |
| Fonctions | TENS, EMS, massage, chaleur |
| Affichage du positionnement des électrodes | oui |
| Programme favori | oui |
| Électrodes et canaux | |
| Électrodes | 4 |
| Canaux indépendants | 2 |
| Pads de remplacement | oui, kits de 8 |
| Intensité et programmes | |
| Intensité | 50 niveaux |
| Programmes | 64 applications préprogrammées + 6 personnalisables selon la fiche produit |
| Réglages personnalisables | fréquence, largeur d’impulsion, cycles marche/arrêt |
| Chaleur | |
| Chaleur | 2 niveaux |
| Température annoncée | 41 °C / 43 °C |
| Alimentation et usage | |
| Batterie | rechargeable, lithium-ion 2 000 mAh |
| Durée de traitement réglable | 5 à 100 min |
| Clip ceinture | oui |
| Garantie | |
| Garantie | 5 ans |
Données annoncées par Beurer.
Faut-il acheter le Beurer EM 59 Heat ?
Oui si vous cherchez un électrostimulateur polyvalent et que la fonction chauffante vous sera réellement utile ; sinon, un modèle plus simple comme l’EM 49 peut suffire. À environ 70 euros aujourd’hui, l’écart avec l’EM 49 vendu autour de 45 euros n’est plus énorme. Le supplément sert principalement à gagner cette chauffe directement sous les électrodes.
Dans notre cas, c’est précisément ce qui rend l’EM 59 intéressant. Lorsque l’on utilisait déjà une poche chauffante après la phase initiale d’une douleur à l’épaule, pouvoir associer chaleur et stimulation sans refaire toute l’installation est réellement plus pratique.
Nous le choisirions donc plutôt pour quelqu’un qui compte s’en servir régulièrement sur une épaule, un genou, le dos ou quelques groupes musculaires et qui apprécie la thermothérapie. Pour une simple séance de TENS occasionnelle, le surcoût est moins justifié. À l’inverse, pour travailler fréquemment sur plusieurs zones simultanément, l’EM 89 Heat et ses huit électrodes sont plus adaptés, mais il faut alors quasiment doubler le budget.
Que pensent les utilisateurs du Beurer EM 59 Heat ?
Les avis sont globalement bons et rejoignent assez bien ce que nous avons constaté, notamment sur la puissance, le nombre de réglages et la fonction chauffante. Beurer affiche une moyenne de 4,2/5 pour 42 évaluations sur sa boutique. Plusieurs acheteurs apprécient la simplicité générale de l’appareil, sa puissance et la chaleur, même si certains estiment cette dernière nettement moins forte qu’une bouillotte.
L’échantillon est beaucoup plus important chez Otto en Allemagne : 4,5/5 pour 116 évaluations, dont 83 notes de cinq étoiles, avec 88 % des acheteurs indiquant qu’ils recommanderaient le produit. Les commentaires mettent fréquemment en avant la polyvalence, les programmes nombreux et une stimulation jugée puissante.
Les critiques se concentrent surtout sur les consommables. Plusieurs acheteurs trouvent les pads trop fragiles ou regrettent leur prix lorsqu’ils doivent les remplacer fréquemment. Ce même reproche apparaît également dans d’autres avis clients consacrés à l’appareil et à ses coussinets de rechange.
Nous avons aussi trouvé quelques témoignages isolés évoquant des problèmes de batterie ou de recharge. Ils existent, mais les données disponibles ne permettent pas d’en faire une panne récurrente du modèle : les évaluations globales restent majoritairement positives et ces cas sont minoritaires.
Notre verdict
Le Beurer EM 59 Heat nous a surtout convaincus sur deux points très concrets. Il ne manque absolument pas de puissance et sa fonction chauffante n’est pas un gadget. Lorsque les électrodes sont bien placées, l’EMS peut provoquer des contractions musculaires impressionnantes ; lorsque l’on active la chaleur, les pads chauffent suffisamment pour apporter un vrai confort sans avoir à préparer une seconde poche de gel.
L’appareil demande en revanche un peu d’apprentissage. Il faut comprendre les différences entre TENS, EMS et massage, retrouver les bons numéros de programmes et surtout prendre le temps de positionner correctement les électrodes. Notre premier essai sur l’épaule a montré à quel point quelques centimètres et une intensité trop rapidement augmentée peuvent déplacer la stimulation vers le trapèze et provoquer des mouvements très importants.
La fonction chauffante reste finalement sa meilleure raison d’être. À environ 70 euros aujourd’hui, l’EM 59 se situe suffisamment près des modèles plus simples pour que le supplément se défende si l’on compte réellement utiliser la chaleur. Les coussinets de gel consommables et les quatre électrodes seulement constituent ses principales limites.
Pour une tendinite, nous garderions enfin une distinction très claire : le Beurer EM 59 peut avoir une place comme appareil de confort, de gestion de la douleur ou de stimulation musculaire, mais il ne faut pas acheter ce modèle en pensant qu’il va réparer à lui seul un tendon. Pour cela, la rééducation active et la prise en charge adaptée restent autrement plus importantes.