Test du MOVA V70 Ultra Complete : ses bras extensibles changent vraiment le nettoyage

Plusieurs semaines dans une maison occupée, des chaises laissées en place, un seuil de 3,5 cm et des serpillières mesurées à leur sortie de station. Ce que nous en retenons ne tient pas aux 40 000 Pa.

16 cmExtension de serpillière annoncée
79 à 80 °CPatins mesurés en sortie de station
3,5 cmSeuil franchi sans intervention
60 m² en 123 minAvec 30 % de batterie restants

Le MOVA V70 Ultra Complete ne manque pas d’arguments pour se faire une place parmi les aspirateurs robots les plus haut de gamme. Il annonce 40 000 Pa, lave ses serpillières à très haute température, se passe du traditionnel sac à poussière et peut soulever son châssis pour franchir des seuils que la plupart des robots se contentent de longer. Pourtant, après plusieurs semaines à le faire travailler dans une maison occupée, ce ne sont pas ces chiffres que nous retenons en premier.

La différence se voit surtout lorsqu’il arrive devant une chaise, un pied de meuble ou un recoin dans lequel son châssis ne peut pas entrer. Sa serpillière droite s’éloigne alors jusqu’à 16 cm du robot, tandis que sa brosse latérale dispose elle aussi d’un bras capable de se déployer sur 12 cm. Au lieu de longer l’obstacle et de passer son chemin, le V70 essaie d’aller nettoyer derrière. Nous l’avons laissé travailler au milieu d’un ensemble de chaises que nous avions pris l’habitude de déplacer avant chaque nettoyage sérieux, et la préparation de la pièce en est sortie nettement allégée.

Tout n’est pas parfait pour autant. Cette mécanique prend de la place sous le robot, le filtre réclame davantage d’attention que nous le souhaiterions et la reconnaissance des très petits obstacles se laisse encore prendre en défaut. C’est précisément ce que plusieurs semaines d’utilisation permettent de séparer : ce qui relève de l’argument commercial et ce qui change la manière dont on lance un cycle.

La fiche technique du MOVA V70 Ultra Complete

Avant d’entrer dans le détail de nos essais, voici ce que la machine revendique. Ces valeurs viennent de MOVA et servent de point de comparaison à ce que nous avons mesuré nous-mêmes, section après section.

CaractéristiqueMOVA V70 Ultra Complete
Aspiration
Puissance annoncée40 000 Pa
Brosse principaleDeux rouleaux coniques anti-emmêlement
Bac à poussière du robot300 ml
FiltrationFiltre HEPA lavable, sans pré-grille
Lavage
SerpillièresDeux patins rotatifs, dépose automatique
Vitesse de rotation300 tr/min
Pression au sol15 N
Réservoir d’eau embarqué80 ml
Relevage sur tapis10,5 mm
Portée et franchissement
Extension de la serpillière (MaxiReachX)16 cm
Extension de la brosse latérale12 cm
Franchissement annoncé (StepMaster 2.0)4,5 cm en une marche, 9 cm en deux niveaux
Hauteur du robot, LiDAR rétracté88 mm
Navigation
CapteursLiDAR rétractable, caméra, doubles lasers croisés, laser latéral, éclairage LED
Reconnaissance d’objets annoncéePlus de 300 catégories
Cartes mémoriséesPlusieurs étages, reconnaissance automatique
Station
Réservoirs d’eau4 l propre, 3,5 l usée
Détergents (DuoSolution)400 ml et 200 ml
Collecte des poussièresBac EcoCyclone sans sac, 2 l
Lavage des serpillièresJetSpray Dryboard 2.0, jusqu’à 100 °C annoncés
SéchageAir chaud jusqu’à 70 °C, cycle d’une ou trois heures
Raccordement à l’eauPossible avec le kit dédié
Énergie et encombrement
Batterie6 400 mAh
Recharge complèteEnviron 2 h 30 à 3 h
Dimensions du robot350 × 350 × 88 mm
Dimensions de la station420 × 458 × 470 mm

Valeurs annoncées par MOVA. Nos propres relevés apparaissent au fil de l’article et ne se confondent jamais avec ces chiffres.

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La version Complete apporte-t-elle quelque chose ?

Oui, surtout si vous comptez garder le robot plusieurs années, car la réserve de consommables fournie est généreuse.

La version Complete accompagne le V70 de trois paires de serpillières, d’une brosse latérale supplémentaire, de deux filtres HEPA et d’une brosse centrale de rechange. MOVA y ajoute un litre de produit de nettoyage classique ainsi qu’une solution spécifique destinée aux foyers avec animaux, ce qui n’a rien d’un cadeau anecdotique puisque la station possède justement deux compartiments distincts pour ces produits.

L’intérêt ne se limite donc pas au contenu de la boîte. Le compartiment principal accueille jusqu’à 400 ml de détergent, tandis que le second peut recevoir 200 ml d’une solution différente, et l’application permet de décider ce qu’on en fait. Le produit principal peut servir à laver les serpillières dans la station, à nettoyer les sols, ou les deux. Le second compartiment reçoit de son côté la solution adaptée aux animaux ou un produit prévu pour les parquets.

Autrement dit, la version Complete achète surtout du temps : quelques mois de consommables d’avance et de quoi exploiter tout de suite le double dosage de la station. Le reste du robot est cependant beaucoup plus intéressant que son contenu de boîte.

Faut-il encore déplacer les chaises avant de lancer le nettoyage ?

Beaucoup moins qu’avec la plupart des robots que nous avons utilisés, et c’est le changement qui nous a le plus marqués.

Serpillière extensible MaxiReachX du MOVA V70 Ultra Complete déployée hors du châssis

Nous avons volontairement laissé le V70 travailler au milieu d’un véritable enchevêtrement de pieds de chaises, sans rien monter sur la table. Son châssis de 35 cm ne se faufile évidemment pas dans tous ces passages, alors il contourne les pieds pendant que ses deux bras vont chercher les zones qu’il ne peut pas atteindre lui-même. C’est le principe du système que MOVA appelle MaxiReachX.

La serpillière droite est la plus spectaculaire des deux : elle peut s’éloigner jusqu’à 16 cm du châssis, avec un mouvement couvrant un angle annoncé de 134°. La brosse latérale dispose de son propre mécanisme et avance jusqu’à 12 cm au delà de sa position habituelle, ce qui suffit à ramener vers l’entrée d’aspiration ce qui traîne le long d’une plinthe ou dans un angle.

Ces deux valeurs ne restent pas sur la fiche technique. Autour de nos chaises, la différence était visible au sol : la serpillière progressait très loin vers le centre du groupe de pieds alors que le corps du robot restait à l’extérieur, et le carrelage ressortait humide presque jusqu’au milieu de certaines chaises. Le bras continue d’appuyer pendant qu’il travaille déployé, ce qui explique ce résultat, et nous y revenons plus bas avec les chiffres de pression et de rotation.

Le robot prend en revanche son temps. Il contourne un pied, déploie sa serpillière, la repositionne, recommence, si bien qu’une pièce très encombrée demande plus de minutes qu’un salon dégagé. Nous préférons largement ce compromis à une surface entière laissée intacte parce que le robot n’a pas pu s’y engager.

Après plusieurs semaines, une habitude a changé chez nous : nous ne montons plus systématiquement les chaises sur la table avant un cycle, il suffit de les écarter légèrement pour que le robot travaille beaucoup plus loin entre leurs pieds.

La serpillière de 16 cm atteint-elle vraiment partout ?

Non, et c’est l’un des points sur lesquels le V70 peut encore progresser.

Bras de serpillière du MOVA V70 Ultra Complete déployé contre une plinthe

Une portée de 16 cm ne garantit pas que la serpillière entre dans chaque interstice, puisque tout dépend ensuite du logiciel : il faut que le robot comprenne la forme de l’obstacle, se positionne correctement, puis décide jusqu’où déployer le bras. C’est cette chaîne de décisions, et non la mécanique, qui fixe la limite réelle.

Le comportement s’est amélioré au fil des mises à jour reçues pendant notre utilisation, en particulier autour des obstacles et dans la manière de sortir la serpillière. Il reste malgré tout des espaces étroits dans lesquels le mouvement pourrait être mieux exploité, et nous avons même constaté une fois que la brosse latérale ne s’était pas déployée dans un angle alors qu’elle aurait dû le faire.

L’encombrement du mécanisme joue également. La génération précédente, le P70 Pro Ultra, pouvait parfois avancer légèrement sa serpillière puis faire pivoter son châssis dans un espace très bas ; le dispositif beaucoup plus ambitieux du V70 n’autorise pas toujours cette manœuvre. MaxiReachX reste donc très efficace autour des chaises, des pieds de meubles et de nombreux recoins, sans supprimer tous les angles morts.

Le V70 Ultra passe-t-il sous les meubles bas ?

Oui, avec ses 88 mm lorsque le LiDAR est rétracté, mais sa serpillière extensible crée paradoxalement une autre limite.

MOVA conserve une tourelle LiDAR capable de disparaître dans le châssis lorsque la hauteur disponible devient insuffisante. Le V70 se glisse ainsi sous des meubles auxquels un robot à tourelle fixe n’accéderait pas, et il apprend à repérer ces zones de faible hauteur au fil de ses premiers passages.

Nous avons pourtant rencontré une situation intéressante. Le robot lui-même pouvait s’engager sous un meuble bas, mais l’ensemble mécanique qui porte la serpillière extensible est plus volumineux que celui de la génération précédente, si bien que certains mouvements et certaines rotations deviennent impossibles une fois engagé. C’est l’un des rares cas où la grande nouveauté du V70 lui fait perdre quelque chose : il atteint beaucoup plus loin horizontalement, sans forcément mieux se débrouiller dans tous les espaces très bas. Un problème comparable se pose d’ailleurs sur d’autres modèles à bras, comme nous l’avions observé dans notre test du Dreame X60 Pro Ultra Complete.

Un autre détail nous agace davantage au quotidien : le capot supérieur reste entièrement amovible au lieu d’être monté sur charnière. Ce n’est pas rédhibitoire, mais sur un appareil de cette gamme, une articulation aurait évité de chercher où poser le couvercle chaque fois qu’on accède au bac.

Les 40 000 Pa changent-ils quelque chose à l’aspiration ?

Le V70 aspire très bien, notamment sur les tapis, mais les 40 000 Pa ne sont pas à eux seuls la raison de le choisir.

Cette valeur place le V70 parmi les robots les plus puissants annoncés par MOVA, à condition de se rappeler que comparer des pascals d’une génération à l’autre devient de moins en moins parlant. La conception des brosses, le débit d’air, l’étanchéité du circuit et la manière dont le robot adapte sa puissance comptent tout autant que le chiffre mis en avant sur la boîte.

Sous le V70, MOVA utilise deux rouleaux coniques qui forment son système anti-emmêlement, et ces rouleaux peuvent se relever lorsqu’ils ne doivent pas toucher le sol, pendant un lavage seul par exemple. Après plusieurs passages avec des poils et des cheveux longs, les deux rouleaux sont restés particulièrement propres : leur forme guide progressivement les fibres vers l’entrée d’aspiration au lieu de les laisser s’enrouler autour d’un axe. Nous n’avons pratiquement retrouvé aucun enroulement, ce qui nous paraît bien plus parlant que la valeur en pascals. La brosse latérale s’en sort elle aussi très bien et nous n’avons pas constaté d’accumulation autour de la petite roue avant, MOVA ayant ajouté de petites brosses destinées à limiter l’intrusion des cheveux à cet endroit.

Nous avons ensuite envoyé le robot sur un tapis épais préparé avec des cheveux et du marc de café. Les cheveux ont entièrement disparu et la surface du tapis était propre après son passage ; en fouillant profondément entre les fibres, nous avons néanmoins retrouvé quelques grains de café, probablement encore un peu humides et donc plus difficiles à décoller. Le résultat reste très bon, mais il rappelle qu’une valeur de 40 000 Pa ne fait pas disparaître systématiquement tout ce qui s’est incrusté au fond d’un tapis.

Pour un foyer avec des animaux ou plusieurs personnes aux cheveux longs, ce sont précisément ces détails de conception qui font gagner du temps, davantage que quelques milliers de pascals supplémentaires.

Comment se comporte-t-il sur les tapis ?

Très bien sur les tapis épais, avec surtout une gestion des serpillières qui évite de remettre de l’humidité sur les fibres.

Le V70 utilise un capteur à ultrasons pour identifier les tapis, puis l’application permet de choisir la stratégie à adopter. Sur un tapis peu épais, les serpillières se contentent de remonter de 10,5 mm, ce qui suffit dans la plupart des cas.

Sur notre tapis épais, nous avons préféré une solution plus radicale : le robot est retourné à sa station et y a laissé ses deux serpillières avant de repartir aspirer. Il venait pourtant de nettoyer la cuisine avec des patins humides, si bien que cette dépose automatique supprime tout risque de les faire traîner quelques millimètres au dessus des fibres ou d’y transférer de l’humidité.

Nous avions volontairement laissé plusieurs petits objets autour de lui pendant cette séquence. Le faux excrément a été correctement contourné, mais un petit câble blanc posé sur un tapis beige lui a échappé et a fini aspiré, et une petite fléchette lui a également posé problème. Le V70 entretient donc très bien un tapis sans le mouiller, ce qui ne dispense pas de retirer les objets les plus petits avant un cycle sans surveillance.

Peut-il franchir des seuils très hauts ?

Oui, et notre seuil de 3,5 cm n’a posé aucune difficulté.

Le robot ne se contente plus de pousser contre l’obstacle avec ses roues. Son système StepMaster 2.0 utilise des roues montées sur suspension et peut modifier la position du châssis pour l’aider à monter, la roue avant participant elle aussi au mouvement. La stratégie n’est d’ailleurs pas toujours la même : il lui arrive de monter directement, tandis que dans d’autres situations le châssis et la roue avant interviennent davantage.

Sur notre seuil de 3,5 cm, le passage s’est fait sans intervention de notre part. Plus intéressant encore, nous ne l’avions pas déclaré au préalable sur la carte : le robot a reconnu seul qu’il pouvait le franchir et a adapté son mouvement.

MOVA annonce jusqu’à 4,5 cm en une seule marche et 9 cm dans une configuration à deux niveaux successifs espacés de 18 cm. Cette dernière valeur mérite d’être comprise correctement, puisque le V70 n’escalade évidemment pas une marche verticale unique de 9 cm. Dans une maison entièrement plane, cette capacité restera anecdotique ; avec de gros seuils de portes, des différences de niveau ou certaines transitions entre pièces, elle décide en revanche si le robot nettoiera toute la maison sans assistance.

Reconnaît-il assez bien les obstacles pour ne plus ranger avant son passage ?

Pas complètement : la détection convainc sur des objets difficiles, mais nous avons encore réussi à la prendre en défaut.

MOVA V70 Ultra Complete contournant des obstacles posés au sol

Le V70 combine LiDAR, caméra, doubles lasers croisés, laser latéral et éclairage LED, et MOVA annonce une reconnaissance entraînée sur plus de 300 catégories d’objets. Nous avons donc volontairement compliqué son parcours avec une chaussure et son lacet, un câble, des poils et un faux excrément.

Le câble a été détecté alors qu’il se trouvait très près du sol, les chaussures ont été reconnues et le lacet n’a pas fini autour d’une brosse. L’application associe en outre une photographie à chaque obstacle identifié, ce qui permet de vérifier ce que le robot a cru voir : nos chaussures ont été reconnues avec une probabilité de 93 % et le câble avec 94 %.

Le faux excrément a été plus problématique. Lors d’un premier passage, le robot l’a repéré trop tard et l’a touché avec sa brosse latérale ; avec le mode consacré aux animaux activé et dans une autre configuration d’approche, il l’a correctement évité, l’application le classant alors parmi les saletés impossibles à nettoyer avec une probabilité de 90 %. C’est une bonne illustration de la limite actuelle de ces systèmes, puisque reconnaître un objet ne garantit pas qu’il sera identifié sous n’importe quel angle pendant que le robot tourne autour d’un meuble.

Nous continuerions donc à retirer les objets réellement problématiques avant un cycle sans surveillance, en particulier les très petits jouets et les câbles fins.

Le lavage est-il à la hauteur du reste ?

Oui, et nous l’avions d’abord sous-estimé : le V70 fait partie des robots les plus convaincants que nous ayons utilisés pour laver un sol.

Ses deux patins rotatifs ne se contentent pas de tourner vite. MOVA annonce 300 tr/min et 15 N de pression, soit à peu près l’équivalent d’une masse de 1,5 kg appliquée sur les serpillières, tandis qu’un petit réservoir interne de 80 ml maintient leur alimentation en eau pendant le travail. La différence avec la génération précédente, qui tournait à 260 tr/min pour 12 N, se ressent surtout sur les traces sèches.

L’intérêt devient évident lorsque MaxiReachX entre en action, car la serpillière droite avance de 16 cm tout en conservant sa pression au sol. Autour de nos chaises, nous retrouvions une surface humide très loin à l’intérieur des pieds alors que le châssis était resté à l’extérieur. C’est autre chose qu’une serpillière qui dépasserait de quelques centimètres pour longer une plinthe : le V70 continue de frotter dans une zone que son corps ne peut pas atteindre, et le contact reste franc même bras largement sorti.

Nous avons également pu régler son comportement assez finement dans l’application, aussi bien le niveau d’humidité que la fréquence des retours à la station. Pour conserver des patins suffisamment propres, nous avons pris l’habitude de demander un rinçage tous les 15 à 20 m² environ, car au delà de 20 à 25 m² sans retour, les serpillières ont déjà récupéré trop de saleté pour que le passage garde tout son intérêt.

Que fait-il lorsqu’il rencontre une vraie tache liquide ?

Il ne se contente pas de passer dessus : il l’identifie, modifie son fonctionnement et lance un traitement adapté.

Nous avons laissé une tache de café dans la cuisine pendant un cycle associant aspiration et lavage. Le V70 l’a reconnue comme une tache humide avec une probabilité de 99 % dans l’application, et son comportement a immédiatement changé : il a interrompu son aspiration, relevé ses brosses, puis commencé par détourer la zone avec ses serpillières avant de la traiter. À la fin du passage, la tache avait disparu.

Le résultat n’était pourtant pas absolument parfait. Comme le sol comportait aussi de petites poussières, certaines ont été entraînées par les serpillières et légèrement étalées dans les joints. Ce détail nous paraît beaucoup plus instructif qu’un simple constat de disparition : sur un sol vraiment sale, où poussières et liquide se mélangent, nous préférons demander au V70 d’aspirer d’abord puis de laver ensuite, une stratégie justement disponible dans l’application.

Il existe enfin une subtilité avec le mode animaux, car une tache humide susceptible d’être interprétée comme de l’urine peut être contournée plutôt que lavée lorsque certains réglages de protection sont actifs. L’intelligence du robot oblige donc parfois à choisir ce que l’on souhaite privilégier.

La station lave-t-elle et sèche-t-elle correctement les serpillières ?

Oui, et c’est l’une des parties les mieux automatisées du V70 : après notre essai avec le café, les patins sont ressortis nettement plus propres.

La station utilise le système JetSpray Dryboard 2.0 : vingt buses projettent de l’eau sur les serpillières pendant leur nettoyage, tandis qu’un système PTC peut chauffer jusqu’à 100 °C selon MOVA. Nous avons volontairement regardé les patins avant leur retour, et ils avaient bel et bien récupéré le café et les poussières présentes sur le sol.

Nous avons alors lancé le nettoyage en profondeur, avec trempage et température maximale. Le cycle a duré environ trois minutes et, à la sortie, nous avons mesuré les serpillières autour de 79 à 80 °C. Les 100 °C annoncés correspondent donc au système de chauffe dans les conditions prévues par le constructeur, quand notre relevé confirme surtout que les patins ressortent réellement très chauds de la station. Le résultat visuel suivait : les serpillières étaient beaucoup plus propres qu’avant leur lavage, et si elles se teintent naturellement au fil des semaines, nous ressentons beaucoup moins le besoin de les passer en machine depuis que les températures de lavage ont autant augmenté. C’est un écart net avec les stations moins chaudes que nous avons éprouvées, notamment dans notre duel entre les Eureka J15 Ultra et J15 Max Ultra.

Le séchage suit le même principe. La station souffle de l’air chaud pouvant atteindre 70 °C et propose plusieurs durées, notamment une ou trois heures. Nous avons essayé le cycle le plus court sans constater d’humidité problématique à la fin, si bien qu’il n’y avait aucune raison de laisser systématiquement tourner le séchage pendant trois heures. Nous aimerions en revanche une gestion plus fine de cette fonction, capable de s’adapter à la quantité d’eau réellement restée dans les patins ou au travail qui vient d’être effectué.

La contrepartie de tout cela apparaît du côté de l’eau : en utilisant fréquemment les réglages intensifs, les réservoirs se vident plus vite.

La station est-elle vraiment autonome ?

Elle prend en charge presque toutes les opérations courantes, avec quelques fonctions encore rares comme le double détergent.

Sous son capot, elle accueille 4 litres d’eau propre et 3,5 litres d’eau sale, de quoi enchaîner plusieurs cycles avant de remplir et de vider les bacs, même si la fréquence dépend beaucoup du niveau d’humidité choisi et du nombre de retours pour laver les serpillières. Lors d’un nettoyage de 60 m², le V70 avait consommé environ 1,2 litre d’eau avec nos réglages, ce qui nous amène à remplir le réservoir tous les deux ou trois grands passages plutôt qu’après chaque cycle.

MOVA prévoit également un kit permettant de raccorder la station à l’arrivée et à l’évacuation d’eau. Dans une buanderie ou une cuisine où ce raccordement est possible, c’est probablement l’amélioration la plus efficace pour réduire encore les interventions.

La gestion du détergent passe de son côté par ce que MOVA appelle DuoSolution. Le premier réservoir de 400 ml reçoit la solution de nettoyage classique, tandis qu’un second de 200 ml accueille un produit différent, celui destiné aux foyers avec animaux ou une solution adaptée au parquet. L’application permet même de définir les zones dans lesquelles utiliser tel ou tel produit, si bien qu’un parquet et un carrelage peuvent être traités différemment sans intervenir manuellement à chaque cycle.

Le système EcoCyclone vaut-il mieux qu’un sac ?

C’est surtout une question de priorité : il supprime un consommable, mais demande plus de surveillance qu’un grand sac que l’on oublie pendant des mois.

La station abandonne ici le sac jetable au profit d’un bac EcoCyclone réutilisable de 2 litres, dans lequel les poussières récupérées pendant l’auto-vidage sont séparées puis stockées jusqu’à ce qu’on vide le collecteur. Nous avons voulu vérifier l’efficacité de ce transfert après notre essai : avant le retour à la station, le bac de 300 ml du robot contenait une quantité importante de poils compactés et son filtre était bien chargé.

Après l’auto-vidage, le réservoir du robot était pratiquement vide, seule une petite touffe restant coincée près de la trappe. Le collecteur bénéficie en plus d’un séchage, utile lorsque des particules légèrement humides ont été aspirées, puisqu’il limite l’humidité et le développement des mauvaises odeurs.

En contrepartie, il faut vider ce bac au dessus d’une poubelle et contrôler ses filtres, avec un peu de poussière fine qui peut s’échapper au passage. Sans animaux, un grand sac peut rester plusieurs mois dans une station classique ; EcoCyclone échange donc cette tranquillité contre l’absence d’achat régulier.

Combien la station consomme-t-elle ?

Le chauffage provoque des pointes importantes mais très brèves, alors que le séchage maintient une puissance moyenne bien plus longtemps.

Nous avons suivi la consommation de la station pendant son fonctionnement, avec les relevés suivants.

  • Recharge du robot environ 60 W
  • Chauffage de l’eau de lavage pic autour de 630 W, une dizaine de secondes
  • Séchage des serpillières environ 145 W, maintenus pendant tout le cycle
Relevé de la consommation électrique de la station du MOVA V70 Ultra Complete

Ces chiffres montrent à quel point les stations haut de gamme ont évolué. Entre l’aspiration du bac, le chauffage de l’eau, le séchage des serpillières, celui du collecteur et la recharge, il ne s’agit plus d’un simple socle chargé d’alimenter une batterie, et c’est le séchage prolongé, bien plus que la pointe de chauffe, qui pèse sur la facture.

Que reste-t-il à nettoyer soi-même ?

Le filtre HEPA du robot constitue le principal point faible de l’entretien, alors que le reste demande finalement assez peu de travail.

Le bac interne du V70 contient environ 300 ml et son filtre ne possède pas la petite pré-grille que nous aurions aimé retrouver devant les fibres, si bien que la poussière fine vient s’y déposer directement. Après nos nettoyages, l’encrassement était suffisamment visible pour justifier un contrôle toutes les semaines ou toutes les deux semaines, et un simple tapotement libère déjà une quantité surprenante de poussière.

Lorsqu’il devient vraiment sale, le filtre peut être rincé à l’eau puis complètement séché avant d’être remonté. Nous éviterions en revanche de frotter ses fibres avec une brosse dure, qui risque de les abîmer. Le bac mérite lui aussi un contrôle ponctuel, notamment au niveau de ses petites trappes lorsque beaucoup de poils sont aspirés, car elles doivent rester parfaitement dégagées pour que l’auto-vidage fonctionne.

C’est d’autant plus dommage que le reste demande peu d’attention. Après nos essais, nous n’avons pratiquement retrouvé aucun cheveu autour des doubles rouleaux, de la brosse latérale ou de la petite roue avant. Du côté de la station, quelques cheveux peuvent se loger dans le filtre inférieur, où un rinçage ponctuel et un coup de chiffon sur le fond suffisent généralement, et nous nettoyons de temps en temps les caméras, les capteurs, le laser latéral et le capteur à ultrasons du robot. Pour une machine aussi complexe, la maintenance quotidienne reste donc limitée : c’est vraiment ce filtre sans pré-grille qui détonne.

Quelle autonomie obtient-on dans une vraie maison ?

Elle suffit à une grande partie des logements, mais les bras extensibles et les retours à la station consomment assez d’énergie pour que nous préférions démarrer à 100 %.

Nos repères après plusieurs semaines d’utilisation, batterie de 6 400 mAh.

  • Historique du robot 590 m² parcourus sur 35 cycles
  • Grand nettoyage 60 m² en 123 minutes, environ 30 % de batterie restants
  • Recharge complète environ 2 h 30 à 3 h

Ce dernier grand passage n’était pas tout à fait terminé, ce qui nous situe autour d’une maison de 80 à 100 m² réalisable sur une seule charge dans des conditions comparables. La valeur varie énormément selon les tapis, les obstacles, le nombre de déploiements MaxiReachX, la puissance choisie et surtout la fréquence des retours à la station.

Le V70 profite aussi de ses passages à la station pour récupérer un peu d’énergie. Pendant l’un de nos lavages de serpillières, nous avons vu la charge passer de 79 à 80 %, et le gain peut atteindre environ 2 % lors de certains retours. Cela ne rend pas l’autonomie illimitée, mais ces petites recharges s’additionnent sur les très grands nettoyages.

L’application permet enfin de privilégier les heures creuses et même de limiter la charge à 80 %. Avec un robot aussi gourmand lorsqu’il sollicite ses bras, nous préférons cependant conserver les 100 % avant un grand nettoyage.

La cartographie est-elle réussie dès le premier passage ?

Presque : le V70 a correctement identifié l’essentiel de notre logement et nommé plusieurs pièces seul, mais quelques corrections restent nécessaires.

La première cartographie se lance depuis l’application MOVAhome après l’appairage en Wi-Fi 2,4 GHz, et les explications affichées à l’écran rendent la procédure simple. Dans notre logement, les chambres, la salle de bains, le couloir et le séjour ont été correctement identifiés. Le robot n’a simplement pas compris que notre salle à manger et un espace de loisirs devaient compter pour deux pièces distinctes, ce qui est assez logique puisque aucune séparation physique ne les distingue. La baie vitrée lui a par ailleurs fait apercevoir une partie de l’extérieur, qu’il suffit heureusement de masquer dans l’application.

Les pièces peuvent ensuite être séparées, fusionnées, renommées ou cachées, et l’on peut ajouter des murs virtuels, positionner des meubles, signaler une rampe ou un seuil et préciser les matériaux des sols. Le robot détecte aussi progressivement les tapis, les seuils et les zones de faible hauteur pendant ses premiers passages, avec la possibilité de lui indiquer qu’il doit tenter de passer malgré une hauteur très juste.

Cette précision de la carte a une conséquence pratique : plus elle est propre, moins le robot hésite, et moins il se retrouve dans les situations d’errance qui font qu’un aspirateur robot ne retrouve plus sa station en fin de cycle.

L’application va-t-elle plus loin que la carte ?

Oui, parce qu’elle agit sur la manière dont le V70 nettoie, même si l’abondance des réglages demande un peu de temps au départ.

Écran de réglage du nettoyage dans l'application MOVAhome

Nous utilisons principalement quatre stratégies : aspiration seule, lavage seul, aspiration et lavage simultanés, ou aspiration puis lavage. Cette dernière est justement celle que nous privilégions lorsqu’un sol est très sale, comme l’a montré notre essai avec le café et les poussières.

Le mode CleanGenius automatise une grande partie de ces choix et convient bien lorsqu’on ne souhaite pas intervenir, tandis que le mode personnalisé permet de régler la puissance d’aspiration, l’humidité, la fréquence de lavage des serpillières et même d’appliquer des réglages différents à chaque pièce. Nous pouvons ainsi utiliser moins d’eau et moins d’aspiration dans une chambre, puis renforcer le nettoyage de la cuisine, la fréquence des retours pour laver les patins se définissant par surface, autour de 15 à 20 m² dans notre cas.

La station dispose elle aussi d’un mode intelligent : des capteurs évaluent l’état des serpillières et peuvent adapter la quantité d’eau, la température ou relancer un lavage lorsqu’elles sont encore trop sales, avec la possibilité de désactiver cette automatisation pour reprendre la main. Une limitation subsiste toutefois : CleanGenius n’est pas disponible pour un simple nettoyage de zone, et il faut alors repasser en mode personnalisé.

La gestion de plusieurs étages est-elle convaincante ?

Oui pour la reconnaissance des cartes, mais les serpillières rappellent vite que la station reste au rez-de-chaussée.

MOVAhome conserve plusieurs cartes et, une fois un étage cartographié, le robot reconnaît automatiquement l’endroit où il a été déposé. Il suffit donc de le transporter puis de lancer le cycle, sans repartir de zéro à chaque fois.

La contrainte apparaît dès qu’on souhaite laver une grande surface, puisque le V70 ne peut plus revenir rincer ses serpillières sans station à proximité. Avec nos réglages, nous éviterions de dépasser 20 à 25 m² de lavage avant un rinçage, ce qui correspond à la limite évoquée plus haut pour le nettoyage des patins. Pour aspirer un étage, aucun problème ; pour le laver entièrement, il faudra prévoir un retour manuel à la station.

La caméra et l’assistant vocal servent-ils à quelque chose ?

Oui, mais ce sont des fonctions que nous utilisons beaucoup moins souvent que le nettoyage lui-même.

Depuis MOVAhome, on accède à la caméra du robot et on peut le piloter à distance comme un petit véhicule, le microphone et le haut-parleur permettant de communiquer à travers lui. Le mode consacré aux animaux peut lui demander de partir à leur recherche ou de prendre des photos, et un mode patrouille parcourt le logement en enregistrant des images à différents endroits. Cela peut servir à vérifier ce qui se passe à la maison, sans constituer une raison de choisir le V70 : après plusieurs semaines, nous revenons beaucoup plus souvent aux réglages de nettoyage qu’à la caméra.

Le robot intègre par ailleurs son propre assistant vocal. Lui demander de nettoyer la cuisine fonctionne bien et évite de sortir le téléphone pour les tâches les plus courantes, mais il devient nettement moins souple dès que la demande se complique, puisque nous ne pouvons pas lui demander d’enchaîner la cuisine puis le salon dans une même phrase. Même les routines créées dans l’application ne peuvent pas être appelées par leur nom, ce qui est dommage quand une commande du type « nettoyage après le repas » déclencherait parfaitement une séquence préparée à l’avance. Les appellations trop personnelles données à certaines pièces posent également problème, l’assistant ne sachant pas toujours les interpréter. La reconnaissance vocale fonctionne donc correctement ; c’est l’étendue des commandes qui mérite de progresser.

Quels défauts restent les plus gênants ?

Ils sont assez précis : le filtre s’encrasse trop facilement, les bras ne sont pas encore exploités partout et la détection des très petits obstacles reste faillible.

Intérieur de la station du MOVA V70 Ultra Complete avec son bac EcoCyclone

Le premier est purement mécanique. L’absence de pré-grille devant le filtre HEPA oblige à le surveiller régulièrement, et sur une machine qui automatise autant de tâches, devoir tapoter son filtre toutes les semaines ou toutes les deux semaines paraît un peu anachronique.

Le deuxième concerne MaxiReachX, dont l’amplitude change réellement le nettoyage autour des chaises, mais dont l’encombrement limite certains mouvements sous les meubles très bas, comme nous l’avons vu plus haut. Le logiciel pourrait par ailleurs mieux exploiter le bras dans quelques espaces étroits.

Le troisième tient à la reconnaissance d’obstacles. Le V70 a réussi des situations difficiles avec des lacets et certains câbles, mais notre faux excrément et le petit câble blanc sur le tapis ont montré qu’un objet peut encore être manqué selon sa taille, son contraste et l’angle d’approche. Nous avons également retrouvé deux ou trois petites particules après notre parcours de la cuisine, autour de zones contournées à cause des obstacles : le résultat est très bon, pas absolument parfait.

Le point encourageant tient à ce que nous avons vu ce comportement évoluer pendant nos semaines d’essai, les mises à jour ayant amélioré la reconnaissance de certains objets et le déploiement des serpillières. Le V70 reste donc en partie un produit dont le logiciel doit rattraper l’ambition mécanique.

Ce qui nous a convaincus

  • Une serpillière qui s’écarte de 16 cm et frotte vraiment là où le châssis ne passe pas
  • Des chaises qu’il n’est plus nécessaire de monter sur la table
  • Un seuil de 3,5 cm franchi sans déclaration préalable sur la carte
  • Des patins mesurés à 79 ou 80 °C en sortie de station, et visiblement propres
  • Deux rouleaux coniques qui ne retiennent pratiquement aucun cheveu
  • Un double dosage de détergent réglable pièce par pièce
  • Une collecte sans sac, donc sans consommable récurrent

Ce qui nous a gênés

  • Un filtre HEPA sans pré-grille, à surveiller toutes les semaines ou presque
  • Un mécanisme de bras encombrant, qui limite les manœuvres sous les meubles très bas
  • De petits objets encore manqués, comme un câble fin sur un tapis clair
  • Un bac EcoCyclone à vider plus souvent qu’un grand sac
  • Un assistant vocal incapable d’appeler les routines par leur nom
  • Un capot supérieur entièrement amovible plutôt que monté sur charnière
  • Pas de CleanGenius sur un simple nettoyage de zone

Faut-il acheter le MOVA V70 Ultra Complete ?

Oui si votre logement permet d’exploiter ses bras et ses capacités de franchissement, beaucoup moins si vous vivez dans un appartement plat et peu encombré.

Après plusieurs semaines et plusieurs centaines de mètres carrés parcourus, les 40 000 Pa ne sont pas ce que nous retenons en premier. L’aspiration est excellente et les doubles rouleaux se débrouillent particulièrement bien avec les cheveux, seulement d’autres robots haut de gamme savent déjà très bien aspirer.

Le vrai progrès se trouve ailleurs. Le V70 nettoie autour des pieds de chaises et de certains meubles d’une manière qui nous a fait changer nos habitudes, puisque nous ne préparons plus la salle à manger en montant toutes les chaises sur la table. Dans une utilisation quotidienne, cela compte davantage qu’un nouveau record de puissance. Le lavage mérite la même attention : les patins tournent vite, appuient réellement sur le sol, restent alimentés en eau et continuent leur travail lorsque la serpillière droite s’avance très loin du châssis. Notre tache de café a disparu, tout en révélant une limite intéressante quand poussières et liquide se mélangent.

La station accompagne correctement ce travail : trois minutes de lavage des patins, des serpillières encore mesurées près de 80 °C à leur sortie, un séchage efficace, un bac vidé, un collecteur séché et deux solutions dosées séparément. L’EcoCyclone demande plus d’entretien qu’un sac, mais supprime un consommable récurrent. Le franchissement constitue l’autre argument fort, avec un seuil de 3,5 cm avalé sans difficulté et une mécanique capable de soulever le châssis, ce qui ouvre le V70 à des logements où beaucoup de robots restent enfermés dans une pièce.

Il reste malgré tout les signes d’une machine très ambitieuse dont le logiciel doit continuer à mûrir : une serpillière qui ne s’insère pas toujours aussi loin qu’elle le pourrait, quelques ratés sur les petits obstacles et un filtre HEPA qui s’encrasse trop vite. À un tarif qui dépasse le millier d’euros, ces détails se remarquent.

Notre verdict

Le MOVA V70 Ultra Complete est fait pour une maison compliquée : beaucoup de chaises, des pieds de meubles, des tapis, des animaux, des cheveux longs et plusieurs seuils. C’est exactement là que ses nouveautés cessent d’être des arguments techniques pour devenir des fonctions que l’on utilise.

Dans un logement parfaitement dégagé et sans différence de niveau, une partie de cette débauche mécanique restera inutilisée, et un robot moins cher rendra le même service. Chez nous, une chose a changé après plusieurs semaines : nous déplaçons moins de meubles avant de lancer le robot et nous intervenons moins souvent pendant son passage. Pour un appareil censé automatiser le ménage, c’est probablement le meilleur compliment que nous puissions lui faire.

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